MFM

Radio créée en 1983* par Guy Noël,
qui vient de l'ORTF. Raymond Marcillac est le directeur des programmes. La radio
vise un auditoire âgé, quelque peu délaissé par les radios FM. Le programme
musical est essentiellement constitué d'anciennes chansons françaises. On
compte parmi les animateurs de l'époque Minouche Barelli, Irène Hilda, ou
encore Anne-Marie Duverney.
La radio rencontre rapidement un grand succès en région
parisienne. Un "club Loisirs Radio Montmartre"est créé, il regroupe
quelque 1500 membres. Ce club organise des thés dansants, des croisières sur
la Seine ou la Marne, des visites des châteaux de la Loire, etc...
Forte de son succès, la station essaime dans 16 villes de province. Le fourreur
parisien Pierre Le Loup prend la place de Guy Noël qui quitte la station pour
des raisons personnelles. Le nouveau directeur s'intéresse par ailleurs à une
radio arménienne.
La radio rencontre des difficultés. De grands changements
dans la gestion interne sont entrepris. On compte parmi les nouveaux venus
Pascal Sevran, producteur d'une émission et directeur des programmes durant un
certain temps.
Le 25 mars 1994, Jean-Noël Tassez, directeur général de
RMC et Jean-Louis Dutaret, président de la Sofirad (RMC), annoncent avoir
acquis 75,03 % de la Cirtes, société gérante de Radio Montmartre, pour 10
millions de francs. Tout le monde est stupéfait. notamment le CSA qui n'a pas
été averti. En avril, en dépit des pressions de Jean-Louis Dutaret, ami du
ministre de la Communication Alain Carignon, le CSA retient NRJ comme repreneur
de la Cirtes. En définitive, le 30 mai 1994, le tribunal de commerce se
prononce en faveur du plan de continuation Cirtes-RMC. Le CSA s'incline devant
cette décision.
Le 11 juillet 1995, le CSA autorise la SA Cirtes à changer
le nom de Radio Montmartre en "Montmartre FM". La radio continue à se
développer en province, notamment en ralliant des radios locales indépendantes
ou déjà affiliées à d'autres réseaux.
En 1998, nouveau rachat : lors de la dislocation du groupe
RMC, Montmartre FM est rachetée par LV and Co. Cette société est propriété
de Gérard Louvin, qui possède déja Voltage FM à Paris et qui est producteur
de nombreuses émissions télé grand public, principalement sur TF1).
La radio prend un concept commercial 100 % musical, ciblé
adulte, s'inspirant d'un format proche de Nostalgie (années 60/70), un peu plus
populaire encore, et quelques titres plus récents. La radio est renommée
"MFM", accompagné du slogan "M comme Montmartre" durant la
transition.
La programmation musicale est composée aujourd'hui de titres
un peu plus récents. La radio continue de développer son réseau en province.
Le CSA n'hésite pas à lui attribuer de nouvelles fréquences, afin de réduire
le monopole des 3 grands groupes radiophoniques français (RTL, Europe 1, NRJ).
Le groupe LV and Co aimerait en effet entrer dans la course. Elle tente
d'ailleurs d'acquérir des radios locales de province, malgré les réticences
du CSA qui protège leur indépendance.
*Certaines sources affirment que la radio aurait été créée en 1981.
Les logos de MFM ... et une pub que l'on pouvait trouver dans la presse

Skyrock

Après Radio Paris 80, Cité 96 et Cité
Future, Pierre C. Bellanger crée à Paris en 1982 "La Voix du Lézard"
sur 96.2, qu'il transforme en 1986 en "Skyrock", avec l'intention d'en
faire un réseau national. La société qui gère Skyrock est la SARL Vortex.
Notons que le nom "La Voix du Lézard" a été conservé pour une des
émissions de Skyrock, à ses débuts.
Skyrock se démarque des autres radios jeunes par un habillage d'antenne
plongeant l'auditeur dans le cosmos (un des premiers slogans de Skyrock est :
"L'irrésistible chant des étoiles", avec une grosse campagne presse
où un ou deux individus regardent le ciel étoilé). À cette époque, Skyrock
n'a qu'une fréquence, le 96.1 à Paris. Skyrock se fait remarquer également grâce
à des animateurs à forte personnalité, ses revendications écologiques, et
tout un univers hors du commun.
La radio développe rapidement un réseau en France. Son
audience est en progression constante jusqu'en 1991, NRJ restant largement en tête,
et Fun ne trouvant toujours pas un concept propre à elle.
En 1991, son capital est partagé à égalité entre Filipacchi et Pierre
Bellanger. En 1995, Filipacchi monte à 85% dans le capital de la station, qui
par ailleurs a rejoint la régie du groupe Europe 1, Régie Radio Music.
En juin 94, son audience souffrant du succès de Fun Radio,
avec son concept libre-antenne/rock, Skyrock tente un nouveau format ("le
nouveau Skyrock"), où seuls les tubes des années 90 sont retenus dans la
programmation musicale. De plus, la radio tente de contrer Fun Radio sur son
terrain, avec le développement d'une libre-antenne animée par une ex-star du
porno, Tabatha Cash, en concurrence directe avec "Lovin'Fun" (Notons
cependant que Skyrock avait crée ses premières libres-antennes avant Fun, avec
notamment "Bonsoir la Planète" en 1990). L'audience du "nouveau
Skyrock" ne grimpe guerre.
L'émission "Les Monstres", installée le matin et
animée par Manu et JC, semble trouver son public. Elle est cependant suspendue
suite à un dérapage survenu le 3 janvier 1995, l'animateur JC ayant annoncé
que le fait qu'un policier niçois soit mort était plutôt une bonne nouvelle.
Le CSA annonce le 5 janvier 1995 une suspension d'émettre de 24 heures à
Skyrock, prenant effet le lundi 9 Janvier. La station ne respecte pas cette
sanction, en laissant son antenne libre aux auditeurs, sans interventions ni
jingles. Skyrock en sera par la suite sanctionnée.
En 1996, Skyrock abandonne le principe de la libre-antenne.
Les quotas de 40% de chanson française, entrés en vigueur, gênent la station
à concevoir un programme musical qui plaise aux jeunes. Sous l'impulsion de son
directeur des programmes Laurent Bouneau, Skyrock décide de changer
radicalement sa couleur musicale en recentrant sa programmation sur le rap.
Skyrock espère ainsi se démarquer de ses concurrentes NRJ et Fun, et en même
temps de satisfaire facilement les conditions des quotas, grâce à une scène
française rap plutôt riche.
Difool, qui a démissionné de Fun Radio en juin 1996,
devient directeur des stations locales de Skyrock, son contrat avec Fun l'empêchant
de reprendre l'antenne sur une station concurrente. En 1997, il devient
directeur des programmes et ouvre une libre-antenne de 21h à minuit.
Skyrock, grâce à cette politique musicale et à cette libre-antenne à succès,
retrouve de beaux scores dans les sondages. Seul inconvénient : elle a du mal
à vendre ses espaces publicitaires, les auditeurs de Skyrock ne semblant pas
commercialement intéressants, bien que nombreux.
Cette situation est encore pire au niveau de la publicité
locale. Les stations locales de Skyrock se sont d'ailleurs plaint auprès de la
direction nationale du choix musical de Skyrock, n'arrivant plus à trouver des
annonceurs. Pierre Bellanger, toujours PDG de la station, a d'ailleurs racheté
puis fermé de nombreuses stations locales déficitaires. Les dernières indépendantes
luttent contre une politique "anti local", certaines sont même en
procès avec Skyrock.
Le développement du réseau Skyrock est par ailleurs
handicapé en 1998 par son appartenance au groupe Europe 1 qui dépasse le seuil
anti-concentration des médias : aucune fréquence ne lui est attribuée en 1998
lors du dégagement de 500 fréquences en France.
En 1999, elle est enfin revendue au fonds d'investissement
anglais Morgan Greffell Private Equity (80% du capital, Pierre Bellanger détenant
le reste), qui garantit au CSA que Skyrock gardera son indépendance (ses
dirigeants, sa couleur musicale). La participation du groupe britannique est
revendue peu après à la Deutsch Bank.
Skyrock, malgré son succès, a déçu beaucoup de ses anciens auditeurs, qui
aimaient l'aspect mystérieux de la radio, son originalité. Son public actuel
est totalement différent, et les auditeurs d'antan reprochent à Pierre
Bellanger d'avoir totalement détruit l'esprit de Skyrock, devenue une "Skyrap".
Les logos de Skyrock ... et une pub que l'on pouvait voir dans la presse
==> 1998
Fugue FM
![]()
Radio de l'Est de Paris fondée au début
des années 80. Ses studios sont basés à Compiègne.
Depuis quelques années, Fugue appartient à Contact FM
et est fabriquée en majeure partie à Tourcoing (59), où elle partage
certains de ses animateurs avec sa voisine. L'exemple de cette radio amène à
s'interroger sur le caractère "local" d'une radio : peut-on encore
parler de radio locale lorsqu'une radio a ses studios et ses émetteurs séparés
de plus d'une centaine de kilomètres ?
Contact FM
![]()
Radio locale privée de Tourcoing créée
en 1982 par Jean Vandecasteele et Didier Rigot. Elle se nomme alors Radio
Contact.
Rebaptisée depuis Contact FM, elle connaît
actuellement un grand succès grâce à sa spécificité musicale : la techno.
Elle a développé un véritable réseau dans le nord de la France, et ne cesse
de s'étendre. Elle souhaiterait d'ailleurs que le CSA lui attribue des fréauences
en dehors de sa région d'origine.
Le groupe propriétaire de Contact FM est également propriétaire
d'autres radios locales en France.
Les logos de Contact FM ...
![]()
RMC Info

Radio Monte-Carlo est créée
en 1943 dans la principauté de Monaco, pour contourner le monopole des radios
d'État sur le territoire français. Elle diffuse à ses débuts des émissions
produites par les Programmes de France (Ploum ploum tra
la la, le Crochet radiophonique, Reine d'un Jour, Quitte ou double, la
Chose...), diffusées également en même temps sur Radio Luxembourg, l'ancêtre
de RTL. À la fin des années 50, elle réalise le même type de partenariat
avec Radio des Vallées (Andorre), que l'on connaît mieux aujourd'hui sous le
nom de Sud Radio.
Elle connaît un vif succès dans les années 70, avec un
programme très méditerrannéen. A cette époque, elle n'a pas de véritable
concurrente Un des grands animateurs de l'époque était Jean-Pierre Foucault.
La radio monégasque commence à rencontrer des difficultés
dans les années 80 : l'Etat français, actionnaire à travers la SOFIRAD, veut
se séparer de RMC. La vente mettra une quinzaine d'années à être effectuée,
ayant pour conséquence une érosion constante de l'audience. Enfin reprise par
le groupe Fabre à la fin des années 90, elle laisse une plus grande place à
la musique.
Ce programme ne convainc pas les auditeurs, et la radio est
de nouveau à vendre. NRJ est seul candidat, mais est arrêté par la loi
anticoncentration des médias. Elle est alors reprise par un nouveau groupe,
NextRadio, propriété d'Alpha et d'Alain Weill, ex-directeur géneral d'NRJ, et
qui décide d'un format News & Talk pour RMC, abandonnant toute référence
au sud de la France.
La radio a été rebaptisée RMC Info en juin 2001.
Les logos de RMC Infos ... et des pubs que l'on pouvait trouver dans la presse

==> 1997
==> 1999